Salon du Livre 2018 : "J’ai été très influencée par Harry Potter pour L'Atelier des Sorciers", l’interview de la mangaka Kamome Shirahama


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Invitée du Salon du Livre, l’auteure et dessinatrice japonaise Kamome Shirahama est venue présenter L’Atelier des Sorciers. L’occasion pour nous de lui poser quelques questions sur son ensorcelant nouveau manga !

Avec son univers magique rappelant celui de Harry Poter, L’Atelier des Sorciers est un manga qui nous a tout de suite intrigué ! Mêlant aventure et fantasy, celui-ci raconte les aventures de Coco, une jeune fille débordante d’énergie fascinée par la magie. Le jour où cette dernière réussit enfin à pratiquer cet art réservé à une poignée d’élus, tout tourne mal. Elle peut cependant compter sur l’aide du sorcier Kieffrey, qui va lui enseigner la magie, pour réparer ses erreurs. Le premier tome, sorti le 7 mars dernier aux éditions Pika, pose efficacement les bases de ce monde féérique, qui recèle de mystères. On découvre avec beaucoup d’intérêt une grande diversité de sorts, d’artefacts mais aussi les règles de la magie, le tout à travers des dessins très soignés. À l'occasion du Salon du Livre 2018, nous avons rencontré son auteure et illustratrice Kamome Shirahama, qui a signé plusieurs couvertures alternatives pour Marvel, DC Comics et Star Wars, notamment Batgirl, Jessica Jones ou Deadpool. Cette expérience se ressent d'ailleurs dans L’Atelier des Sorciers avec en particulier le chara-design des personnages qui sont assez occidentalisés. Avant de croiser la route d’une autre mangaka, la jeune femme pensait que c’était impossible d’exercer cette profession. Elle est pourtant aujourd’hui sur le devant de la scène avec cette oeuvre qui a su capter toute notre attention. 

Le tome 1 est sorti le 7 mars
Le tome 1 est sorti le 7 mars
Pourquoi avoir choisi de vous tourner vers le manga plutôt que le Comics pour raconter cette histoire ?

La question ne s’est pas vraiment posée, je me suis orientée naturellement vers le manga pour m’adresser au public japonais, que je connais mieux que le public étranger. En plus, pour les Comics américains, il faut un dessinateur et un scénariste alors que moi, je voulais me charger de tout.

Comment vous est venue l’idée de départ ?

Avec des amies illustratrices, on a visionné une vidéo making-of d’une illustration. Et je me suis dit que c’était vraiment magique ! J’ai également beaucoup de respect pour le travail des artisans, qui créent comme par magie des objets. C’est de cette façon que l’idée de créer L’Atelier des Sorciers est née.

L’Atelier des Sorciers a un univers visuel très riche. Où trouvez-vous l'inspiration pour les dessiner ?

C’est simple ! Je dessine tous les endroits dans lesquels j'ai envie de me rendre, les objets que j’aimerais avoir et les vêtements que je voudrais porter. C’est ma façon de satisfaire mon envie de shopping.

Le manga comporte de nombreuses références à la pop culture. Quelles ont été vos influences ?

Évidemment, j’ai été très influencée par Harry Potter pour L'Atelier des Sorciers mais j’arrive à m’en détacher. J’aime beaucoup les histoires dans lesquelles les personnages parviennent à faire de la magie grâce aux efforts qu’ils font. Ce qui n’est pas le cas dans Harry Potter, où il faut être né dans une famille de sorciers pour en devenir un. Je voulais vraiment raconter une autre histoire. J’ai également lu beaucoup de contes de différents pays, c’est pourquoi on peut retrouver des points en commun avec mon manga. Je m'en suis sûrement inconsciemment inspirée comme pour les références à La Belle au Bois Dormant.

Pourquoi avez-vous choisi une héroïne aussi jeune et insouciante ? Et comment la décririez-vous ?

Je souhaitais m’adresser à la fois à des jeunes filles mais aussi à des adultes, qui replongeraient ainsi à cette période de leur vie. C’est un personnage qui se donne à fond pour réussir tout ce qu’elle entreprend ! Je veux que cette oeuvre accompagne les lecteurs.

Coco, notre héroïne
Coco, notre héroïne
Coco et vous avez rencontré des difficultés dans vos parcours respectifs mais vous n’avez pas baissé les bras. Est­-ce le message que vous souhaitez faire passer à vos lecteurs ?

Je voudrais dire à mes lecteurs qu’il faut se donner les moyens de réussir. Il faut faire des efforts pour réaliser ses rêves ! Mais il est vrai que parfois, on ne sait pas comment s’y prendre. Dans L’Atelier des Sorciers, je veux donc montrer que dans tous les cas, il faut maîtriser les bases avant de vouloir aller plus loin.

Dans le premier tome, on comprend vite que lorsque les humains sont en possession de trop grands pouvoirs, ils ont une tendance auto-destructrice. Est­-ce un sentiment personnel ?

Je voulais surtout montrer que quand on a du pouvoir, on doit se montrer responsable. Comme lorsqu’on est au volant d’une voiture et qu’on doit faire attention aux autres ! 

À la fin du tome 1, Coco se retrouve face à un membre de la Confrérie des Capuchons. Qu’est-ce qui nous attend pour la suite ?

Lisez le deuxième tome, il y aura des surprises ! En tout cas, je peux dire que dans la suite on verra des garçons, qui apprennent également à être des sorciers.

Avez-vous une idée de la longueur de la série et de comment elle se terminera ?

Je sais comment la série va se terminer. Par contre, je ne sais pas le chemin qui mènera à cette fin. Tout dépendra de la popularité du manga. Dans l’idéal, j’aimerais faire dix tomes au minimum.

Aimeriez-vous que votre manga soit adapté en anime ?

J’adorerais ! Je serais très curieuse de le découvrir.

L’Atelier des Sorciers est votre première série à être publiée en France. Comment se déroule la rencontre avec le public français ?

Lorsque j’ai commencé à écrire ce manga, j’avais vraiment envie qu’il soit lu par le plus grand nombre, par différentes nationalités. J’ai donc été très touchée par l’enthousiasme des Français qui ont aimé L'Atelier des Sorciers.

Crédit : Pika


1 commentaire
  • Ce manga ne m'as pas déçu j'ai vraiment hâte de découvrir la suite, là où j'ai eu du mal à accrocher avec The Ancient Magus Bride, essentiellement parce que le focus sur la relation entre les deux protagonistes plutôt que sur l'univers magique m'avait pas mal déçu (surtout l'attachement trop rapide venant d'une esclave...), après trois tome j'ai fini par troquer ce manga contre l'enfant et le maudit que j'ai largement préféré. L'atelier des Sorciers lui me donne vraiment ce que je voulais, des explications sur la magie, une vrai bonne idée avec ce secret qu'il ne faut pas révéler aux humains et les personnage sont tous très attachants en particulier Coco qui est une héroïne vraiment débrouillarde et qui fait plaisir à voir ! Je ne regrette vraiment pas d'avoir prix ce premier volume collector, il est magnifique ! Et en bonus un coup de coeur pour le dessin. *-*