Ni No Kuni II : Le J-RPG à ne surtout pas manquer, notre test


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Ni No Kuni II : L’avènement d’un nouveau royaume est un grand nom pour un grand titre du J-RPG.

En tant qu’amateur de J-RPG, mon plus grand regret est de n’avoir jamais joué à Ni No Kuni. Le projet de Level-5 (Professeur Layton rpz) en collaboration avec les studios Ghibli avait donné naissance à un jeu dont l’univers et le style graphique étaient un véritable hommage à l’oeuvre de Miyazaki et son compositeur fétiche Joe Hisaishi s’était même occupé de la musique. Malheureusement, n’étant pas possesseur d’une PS3 j’avais dû faire l’impasse dessus et quand j’ai vu que ce Ni No Kuni II serait aussi sur PC, autant vous dire que j’étais aux anges. Surtout que cet opus se passe très longtemps après les événements du 1er jeu et à part quelques références, on ne loupe pas grand chose.

Ni No Kuni II : Le J-RPG à ne surtout pas manquer, notre test
Histoire et politique

Pour ce deuxième opus, plus de collaboration avec Ghibli mais l’esprit, l’univers, les thèmes abordés et la direction artistique sont toujours là. L’histoire commence donc dans un monde similaire au nôtre où une attaque nucléaire dans une ville a touché le président d’une démocratie moderne qui se retrouve téléporté dans un autre monde. Il va rencontrer le prince Evan, alors qu’un coup d’état l’oblige à fuir son royaume. Ni No Kuni II m’a surpris par son scénario car si on s’attend à une reconquête du trône, le jeu va partir dans une direction totalement différente. Sans trop en dire, Evan va partir fonder un nouveau royaume et tenter de réunir les autres États du monde sous un traité, voulant créer une espèce de Nations Unies fantastique pour mettre fin aux guerres.

Evan, petit roi idéaliste
Evan, petit roi idéaliste

Ça a beau être utopiste, le projet reste pendant une grosse partie du jeu l’objectif principal, faisant passer la classique menace du monde par un grand méchant chère aux J-RPG au second plan. Ça donne un côté politique assez intéressant pour le genre et chaque nouveau royaume est passionnant à découvrir, de l’hyper industrialisé à celui basant toute sa vie politique sur le hasard en passant par un État aquatique aux frontières très fermés. En plus de ça, Ni No Kuni II nous offre un gameplay excellent grâce à sa variété. Level-5 casse complètement le rythme classique du J-RPG en ne se contentant pas du système inhérent à ce genre, et va piocher un peu partout.

Un jeu multiple
Ni No Kuni II : Le J-RPG à ne surtout pas manquer, notre test

Tales of Symphonia pour son déplacement, qui alterne entre carte du monde et zones explorables mais aussi pour son système de combat, où l’on contrôle un personnage sur une équipe de trois dans un combat en temps réel avec une pointe de Dark Souls pour l’importance des roulades pour esquiver les coups. Mais Ni No Kuni pioche aussi dans le jeu de stratégie en proposant des phases de combat avec son armée pour défendre son royaume. Des escadrons, des bâtiments à défendre, un système de force-faiblesse entre marteau/épée/lancier, c’est presque un jeu dans le jeu qui nous est proposé. Et comme si ça ne suffisait pas, on a aussi une GIGANTESQUE partie gestion avec le mode royaume. Construire des bâtiments, les améliorer, faire des recherches qui auront un impact bien réel, parcourir le monde pour recruter des nouveaux citoyens pour faire tourner la machine…

Ni No Kuni II : Le J-RPG à ne surtout pas manquer, notre test

Pour résumer, Ni No Kuni II est génial. On garde l’esprit Ghibli et on est captivé par l’univers mais c’est surtout ses mécaniques de jeu qui le rendent incroyable et j’en viens à penser qu’il pourrait même plaire à des personnes par forcément amateurs de J-RPG de base. Cette capacité à casser le scénario classique du genre mais aussi bien son côté répétitif en proposant des activités très différentes en font un jeu extrêmement complet et varié. Chaque quête secondaire, aussi minime soit-elle a un réel intérêt, que ça soit pour recruter un citoyen ou récupérer des ressources pour développer sa ville ou même son équipement, rien n’a été laissé au hasard et ça se ressent.