Mary et la Fleur de la sorcière : Un film d’animation coloré dans les pas de Ghibli ! Notre critique


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Mary et la Fleur de la sorcière, le premier film d’animation du studio Ponoc, sort aujourd’hui. Découvrez notre critique sans spoilers !

L’ennui peut mener à de grandes découvertes ! C’est ce que nous montre Mary et la Fleur de la sorcière, qui fait partie des films d'animation japonais à ne pas manquer. Dans celui-ci, l’héroïne a emménagé chez sa grande-tante mais tourne vite en rond. La petite fille se rend alors dans la forêt où elle découvre une mystérieuse fleur. Grâce à celle-ci, Mary peut entrer à l'académie Endor, une école de magie, qui recèle de mystères. Le film d’animation nous transporte dans un univers onirique, inspiré notamment de Kiki la petite sorcière et du Château dans le ciel. Cette influence très marquée peut s’expliquer par le fait que ce sont des anciens du Ghibli qui sont derrière cette oeuvre. Ils ont décidé de monter leur propre studio, appelé Ponoc.

Mary et la Fleur de la sorcière : Un film d’animation coloré dans les pas de Ghibli ! Notre critique

Le nouveau studio signe donc son premier film d’animation avec à la réalisation Hiromasa Yonebayashi (Arrietty, Le petit monde des chapardeurs, Souvenirs de Marnie) et à la direction artistique Takeshi Imamura (Les Contes de Terremer). Les techniques d’animation et de colorisation ne nous sont donc pas étrangères et ont tout pour plaire. On en ressort très marqué par les décors colorés, notamment l’école de magie qui nous en met plein la vue. Au-delà d’un univers fantastique bien travaillé, Mary et la Fleur de la sorcière reste un film sur l’acceptation de soi. Les cheveux roux de l’héroïne lui ont toujours valu les moqueries de ses camarades. Et pour ne rien arranger, elle est extrêmement maladroite.

Mary et la Fleur de la sorcière : Un film d’animation coloré dans les pas de Ghibli ! Notre critique

Si Mary trouve aisément sa place à Endor, elle ne peut pas fermer les yeux sur ce qui s’y produit. Car comme à Poudlard dans la saga Harry Potter, tout n’est pas rose. Des créatures y sont emprisonnées et utilisées comme cobayes. Des tests de sorts et de potions sont effectués sur eux. Le film vise donc à sensibiliser à la maltraitance des animaux, sans jamais être anxiogène. Cela grâce à une héroïne très attachante au dynamisme et à la joie de vivre à toute épreuve. Si Mary et la Fleur de la sorcière marche dans les pas du studio Ghibli, nul doute que Ponoc a les moyens de s’en détacher et de créer son propre univers.

Crédit : Diaphana Distribution