Les méchants ont gagné à la fin de ces films machiavéliques


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Et on va pas se mentir, ça fait du bien aussi.

Ils se marièrent, eurent beaucoup d'enfants et vécurent heureux pour toujours. Si la baseline parait cliché et débile, c'est à peu près ce qui arrive dans la majorité des films aujourd'hui encore. Les fameux Happy end dont ils sont friands à Hollywood...Heureusement que certains réalisateurs sont assez couillus pour nous proposer autre chose, du style des méchants qui gagnent à la fin.

ATTENTION SPOILERS ! Saw (2004)
Les méchants ont gagné à la fin de ces films machiavéliques

Le méchant, aka Jigsaw, se dévoile lors de la scène finale alors qu'il a fait le mort tout le film dans cette fameuse chambre froide où il séquestrait deux pauv' mecs. L'un d'eux s'étant même coupé le pied pour survivre et sauver sa famille. En vain. Il a fini 6 pieds sous terre.

Usual Suspects (1995)
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"Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existait pas". En jouant les fragiles tout au long du film, Verbal Kint (Kevin Spacey) a trompé tout son monde, dont l'agent Dave Kujan, qui a flingué son mug préféré avant de se rendre compte qu'il avait en réalité l'effroyable Keyser Soze face à lui. C'est ballot.

Le Silence des Agneaux (1991)
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Pour le coup, on a affaire ici à deux méchants. Le plus emblématique (et le plus présent) restant bien évidemment le cannibale Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), qui depuis sa prison aide avec plus ou moins d'entrain le docteur Starling (Jodie Foster) à choper un autre tueur, Buffalo Bill. Si ce dernier crève, Hannibal parvient à la fin du film à s'échapper de prison en se coupant une main, atterrissant ensuite aux Bahamas où il a suivi le Docteur Chilton qui le maltraitait quand il était derrière les barreaux. La suite, on la devine : un festin inoubliable avec sa cervelle et le reste. Bon appétit bien sûr !

Memento (2000)
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Un film à vous retourner le cerveau et votre opinion première sur le héros. On pense pendant une longue partie du film que Leonard Shelby (Guy Pearce) poursuit une vengeance noble - retrouver l'assassin de sa femme - mais que ses troubles de la mémoire l'en empêchent injustement. Notre empathie va vite disparaitre quand il va tuer son (seul) ami alors que celui-ci était innocent...Bâtard va (on s'en fout, il aura oublier dès demain qu'on l'a insulté).

Braveheart (1995)
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William Wallace (Mel Gibson) a préféré mourir debout plutôt que de vivre à genoux avec l'attirail du Roi d'Angleterre dans la bouche. Un vrai bonhomme - épris du désir de rendre l'indépendance à son Ecosse - qui s'est fait salement torturé, avant de se faire décapité à la hache. Maigre lot de consolation : son "bourreau" Edouard 1er d'Angleterre mourra presque en même temps. Gros lot de consolation : bien des années plus tard, son combat inspirera ceux qui libéreront l'Ecosse du joug anglais.

Funny Games (1997)
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Paul et Peter sont deux psychopathes sadiques qui vont s'en prendre à une famille venue passer le week-end dans la baraque voisine. Après avoir buté le daron et le fiston, le duo est à deux doigts de perdre la mère de famille qui réussit à s'échapper pour finalement...retomber sur les deux tarés. Une p'tite balade sur le lac plus tard, et celle-ci finira noyée par les PP flingueurs.

Vol au-dessus d'un nid de coucou (1975)
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Interné de son propre gré dans un asile de tarés, le fantasque Randle P. McMurphy (Jack Nicholson) ne survivra pas à l'autorité de la très rigide infirmière Ratched. Celle-ci décidera de le lobotomiser après une énième "perturbation" (McMurphy voulait redonner plus de liberté aux patients). Transformé en légume, l'homme verra ses souffrances prendre fin grâce à son ami "Chef", qui l'étouffera à l'aide d'un oreiller.

Star Wars, épisode V : L'Empire Contre-Attaque (1980)
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Ouais, l'histoire se finit bien si on tient compte de l'épisode suivant, "Le Retour du Jedi". Mais si on se concentre uniquement sur "L'Empire contre-attaque", avouez que la fin est sacrément réjouissante pour les bad guys : Dark Vador se débarrasse assez facilement de son rejeton Luke Skywalker en lui tranchant la main, quant à Jabba le Hutt il récupère un Han Solo cryogénisé par Boba Fett. L'époque où le côté obscur était au top du top...

Rocky (1976)
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Les gens l'ont peut-être zappé, mais dans le 1er "Rocky", l’Étalon Italien s'incline contre le champion Apollo Creed. La victoire est avant tout morale et symbolique pour le boyfriend d'Adrian, que tout le monde voyait au tapis dès le 1er round. Il a finalement résisté et tenu admirablement la distance jusqu'à la fin du combat, pour perdre aux points. Il se vengera dans "Rocky 2" en assénant un K.O à Creed.

L'Impasse (1993)
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Ecoute bien Béné : Carlito Brigante (Al Pacino) était le roi du game, le Parrain, celui par qui tous les trafics passaient. Avant que son trône soit convoité par un jeune loup aux dents longues, Benny Blanco (John Leguizamo). Carlito a eu beau essayé de fuir avec sa p'tite famille, Benny l'attendait sur le quai de la gare, pour lui coller trois bastos dans le buffet.

Le Grand Silence (1968)
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L'un des premiers westerns qui fait la part belle à un salaud. Plus précisément à Tigrero (Klaus Kinski), un chasseur de prime sans scrupules et d'une grande cruauté, qui accompagné de ses hommes laissent rarement des survivants sur leur passage. Dans la scène finale, Tigrero se débarrasse sans sentiment de Silence (Jean Louis Trintignant), un justicier muet qui essayait de venger une veuve éplorée.

Se7en (1995)
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Le meilleur pour la fin. C'est un peu ce que s'est dit aussi John Doe (Kevin Spacey, oui encore lui) pour la dernière touche de son chef d'oeuvre en 7 actes. 7 meurtres autour des 7 péchés capitaux, dont l'ultime acte devait avoir l'inspecteur Miles (Brad Pitt) pour personnage principal. Ce dernier cédera-t-il au péché de la colère quand il découvrira la tête de sa femme décapitée dans une boite ? C'est un article sur les méchants qui gagnent, donc on se doute de la réponse. Même si John Doe finit avec une balle dans la tête, il part avec le sentiment du devoir accompli.

Crédit : DR, Wibbitz, Filmfonds View, New Line Cinema, Les Films Corona, Universal Pictures, Chartoff-Winkler Productions, LucasFilm, Fantasy Films, Icon Entertainment International, Orion Pictures, PolyGram, Lionsgate, Lions Gate Entertainment